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Procès Dangninvo : « C’est Isidore Akon qui a tué Dangninvo », affirme Louis Philippe Houndégnon à la barre

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Le procès de l’affaire Pierre Urbain Dangninvo entre dans une phase décisive. À l’audience de ce vendredi 3 juillet 2026 devant le tribunal de Cotonou, l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon, a livré un témoignage remarqué en désignant Isidore Akon comme l’auteur présumé du meurtre.

Vêtu d’un gilet de prison, l’ex-patron de la Police a été le premier témoin appelé à la barre. « Je suis convaincu que c’est Isidore Akon qui a commis ce meurtre », a-t-il déclaré, précisant fonder cette conviction sur des informations obtenues auprès d’un informateur professionnel.

Interrogé par Me Olga Anassidé, avocate de la partie civile, sur les éléments étayant cette affirmation, Louis Philippe Houndégnon a reconnu n’avoir jamais personnellement enquêté sur le dossier. Il a toutefois décrit Isidore Akon comme un récidiviste spécialisé dans les crimes violents. Selon les informations dont il dit disposer, ce dernier et son groupe auraient projeté de cambrioler le Trésor public, et Pierre Urbain Dangninvo aurait été tué dans ce contexte.

Questionné sur le lien entre la victime et ce supposé projet de cambriolage, notamment sur le fait de savoir si Dangninvo détenait les clés de la caisse du Trésor, l’ancien DGPN n’a pas été en mesure d’apporter de réponse.

Au cours de l’audience, plusieurs intervenants ont évoqué le profil d’Isidore Akon. L’accusé Codjo Alofa a affirmé l’avoir connu en prison et avoir participé avec lui à un vol de moto. De son côté, le commissaire Prince Alédji a indiqué qu’Isidore Akon est toujours recherché dans le cadre de cette affaire.

Louis Philippe Houndégnon a par ailleurs laissé entendre qu’une personne connaîtrait la cachette du fugitif, sans toutefois révéler son identité devant le tribunal.

Autre moment fort de l’audience, Codjo Alofa a réitéré sa version des faits en soutenant que le corps exhumé à Womey relevait d’une mise en scène. Il a affirmé que le défunt ex-gendarme Lucien Dègbo lui aurait montré la tombe avant de lui demander d’assumer la responsabilité des faits.

Au total, six personnes ont été entendues ce vendredi, dont le commissaire Prince Alédji, les colonels Enock Laourou et Séverin Koumassègbo, ainsi que les accusés Codjo Alofa et Donatien Amoussou.

Le procès se poursuivra mercredi prochain avec la lecture des pièces, les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats, une étape qui pourrait marquer la dernière ligne droite de cette affaire judiciaire.

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