Au Bénin, le refus d’une femme ou d’une jeune fille de donner suite à des avances sexuelles doit être respecté. Continuer à insister, à envoyer des messages répétés, à exercer des pressions ou à proférer des menaces dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles peut être qualifié de harcèlement sexuel et exposer son auteur à des poursuites judiciaires.
Le Code pénal béninois est clair sur la question. En son article 548, il définit le harcèlement sexuel comme le fait d’user, de manière répétée, de paroles, de gestes, de messages, de menaces ou de toute autre forme de pression afin d’obtenir des faveurs de nature sexuelle contre la volonté de la personne concernée.
Autrement dit, un « non » est un refus qui doit être respecté. L’insistance répétée malgré ce refus peut constituer une infraction pénale, notamment lorsque la victime se sent intimidée, gênée ou soumise à des pressions.
L’article 550 du Code pénal prévoit des sanctions sévères contre les auteurs de harcèlement sexuel. Ils encourent une peine d’emprisonnement de un à deux ans et une amende comprise entre 500 000 et 1 000 000 de francs CFA, ou l’une de ces deux peines seulement.
La loi est encore plus sévère lorsque les faits sont commis sur un mineur ou par un ascendant de la victime. Dans ce cas, la peine peut être portée à cinq ans d’emprisonnement.
À travers ces dispositions, le législateur béninois rappelle un principe fondamental : le consentement est au cœur de toute relation et le refus d’autrui doit être pleinement respecté.

