Une affaire peu ordinaire oppose désormais un détenu à l’Institut National de la Femme (INF) devant le tribunal de première instance de Cotonou. Selon des informations rapportées par Bip Radio, Marcel Winato Benjamin poursuit l’institution pour avoir communiqué sur sa condamnation sur les réseaux sociaux alors que la procédure judiciaire est encore en appel.
Déjà condamné en première instance et actuellement en détention, le plaignant estime, à travers ses avocats, que l’INF a porté atteinte à ses droits en relayant publiquement cette décision avant l’issue définitive du procès. La défense considère notamment que l’institution aurait dû attendre la décision de la juridiction d’appel avant toute communication.
Au cœur du dossier se pose la question des limites de la communication institutionnelle autour des affaires judiciaires sensibles. La justice devra déterminer si l’INF, dans sa mission de défense des droits des femmes, a outrepassé ses prérogatives en exposant publiquement le condamné.
Lors de l’audience tenue ce mercredi 20 mai 2026, les débats ont principalement porté sur la consignation, une somme destinée à garantir le sérieux de la plainte engagée. Le ministère public a requis un montant de 3 millions de FCFA.
Le dossier a été renvoyé au 1er juillet 2026. À cette date, la consignation devra être versée et les échanges sur le fond de l’affaire pourront véritablement débuter.

