
Un cultivateur a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour tentative d’acquisition d’une arme à feu. L’homme, qui affirme avoir voulu se protéger des serpents et des intrusions dans son domicile, connaîtra son sort le 13 juillet 2026.
À l’audience du lundi 29 juin, le prévenu, également éleveur, a reconnu avoir cherché à se procurer une arme. À la barre, il a expliqué que des serpents pénétraient régulièrement dans sa concession et qu’il souhaitait disposer d’un moyen pour les abattre. Interrogé par le juge, il a également évoqué des actes d’intrusion survenus à son domicile, au cours desquels son chien aurait été tué.
Selon les éléments du dossier, le cultivateur s’est adressé à une connaissance militaire afin d’obtenir une arme. En l’absence de ce dernier à l’audience, la cour a donné lecture de sa déposition. Le militaire a indiqué avoir reçu, via WhatsApp, des images d’un pistolet automatique accompagnées d’une demande du prévenu souhaitant acquérir une arme de ce type.
Estimant la requête préoccupante, le militaire a immédiatement alerté sa hiérarchie. Une opération a ensuite été organisée, conduisant à l’interpellation du cultivateur, qui avait prévu de débourser 40 000 FCFA pour l’achat de l’arme.
Le prévenu a toutefois soutenu qu’il recherchait en réalité un fusil semblable à ceux utilisés par les chasseurs et qu’il n’avait aucune intention criminelle. Selon lui, cette arme devait uniquement lui permettre de repousser les serpents et de dissuader d’éventuels malfaiteurs.
À l’issue des débats, le ministère public a requis la relaxe au bénéfice du doute, estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir avec certitude une intention délictueuse. La défense a, pour sa part, sollicité une relaxe pure et simple.
La CRIET rendra sa décision le 13 juillet 2026.

