Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’opposant béninois Komi Koutché appelle le président Romuald Wadagni à œuvrer en faveur d’une décrispation du climat politique au Bénin. Il estime que le nouveau chef de l’État doit poser des actes susceptibles de favoriser la réconciliation nationale et de renforcer la cohésion entre les différentes sensibilités politiques.
Parmi les priorités évoquées, l’ancien ministre des Finances plaide pour le retour des personnes qu’il qualifie de « captives » auprès de leurs familles. Selon lui, « tout ce qui peut permettre aux fils et aux filles du pays de se réunir est important », soulignant la nécessité d’un dialogue inclusif pour apaiser les tensions.
Au cours de cet entretien, Komi Koutché reconnaît également que le bilan des années de gouvernance de Patrice Talon ne saurait être résumé à des aspects négatifs. Il cite notamment les avancées enregistrées dans la numérisation des services publics, qu’il qualifie d’importantes. Toutefois, il regrette que ces performances économiques et administratives n’aient pas davantage contribué à réduire la vulnérabilité des populations.
Évoquant sa situation judiciaire, l’opposant affirme refuser d’en être « l’otage ». Il se dit convaincu que « la vérité triomphera » et assure que sa conscience l’a acquitté, réaffirmant sa confiance dans l’issue de cette affaire.
À travers ces déclarations, Komi Koutché affiche sa volonté de contribuer à un climat politique plus apaisé, tout en appelant les autorités à privilégier le dialogue, la réconciliation et l’unité nationale.

