Un décret présidentiel daté du 4 avril 2026 acte une décision majeure au sommet de l’État camerounais. Par ce texte officiel signé à Yaoundé, le président Paul Biya nomme son fils, Franck Emmanuel Biya, au poste de vice-président de la République.
Le décret précise également que ce dernier est désigné Responsable chef des armées, tout en cumulant les fonctions de ministre délégué à la Défense. Une concentration de responsabilités stratégiques qui place désormais Franck Biya au cœur de l’appareil sécuritaire et institutionnel du pays.
Cette nomination, qui intervient dans un contexte politique sensible, suscite déjà de nombreuses interrogations. En effet, en cumulant des attributions aussi étendues, le nouveau vice-président apparaît comme une figure centrale du pouvoir exécutif, avec une influence directe sur les forces armées et la gestion de la Défense.
Si le texte officiel ne lui confère pas explicitement les prérogatives de chef de l’État, l’ampleur des responsabilités qui lui sont attribuées alimente les débats sur son rôle réel au sein de l’exécutif camerounais.


