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Faux documents d’État au Sénégal : la juriste Khardiata Tandian passe aux aveux

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L’affaire de faux, usage de faux et contrefaçon de sceaux de l’État qui secoue le Sénégal a connu un développement majeur. Devant le tribunal correctionnel de Dakar, la juriste Khardiata Tandian a reconnu l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.

Lors de l’audience tenue le 11 juin 2026, la prévenue, âgée de 39 ans, a admis avoir falsifié plusieurs documents officiels dans le cadre d’une candidature à un poste de responsabilité. Elle est poursuivie pour faux et usage de faux, tentative d’escroquerie ainsi que contrefaçon de sceaux de l’État.

L’affaire remonte à mars 2025, lorsqu’une procédure de vérification de l’authenticité d’une signature attribuée à la Primature a révélé des irrégularités. Les investigations menées par la Division des investigations criminelles (DIC) ont permis de remonter jusqu’à Khardiata Tandian, qui a ensuite été interpellée puis placée en garde à vue.

Selon les éléments du dossier, la juriste avait postulé au poste de directrice juridique du Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE). Pour renforcer sa candidature, elle aurait produit une lettre de recommandation portant le nom et une signature falsifiée de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko.

Les enquêteurs indiquent également qu’elle aurait reproduit illicitement des cachets officiels de la Présidence de la République et de la Primature, ainsi que des en-têtes administratifs destinés à crédibiliser son dossier. Toujours selon l’accusation, elle se serait présentée sous une fausse identité auprès du FAISE, se faisant passer pour une agente de la Primature afin de déposer les documents. Des images de vidéosurveillance auraient confirmé cette démarche.

À la barre, Khardiata Tandian a expliqué avoir agi sous la pression de difficultés financières importantes et dans le souci d’apporter un soutien à sa famille. Des arguments qui pourraient toutefois peser peu face à la gravité des faits retenus contre elle.

L’enquête a par ailleurs révélé que des documents falsifiés auraient également été transmis à l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX). Les débats ont aussi rappelé que la prévenue avait déjà été condamnée et incarcérée en 2022 dans une affaire liée à un trafic de passeports de service.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La juriste risque une lourde condamnation au regard des infractions qui lui sont reprochées.

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