
Conduit par une demi-volée imparable de Fabian Ruiz, un tir précis d’Achraf Hakimi mais aussi de nombreux sauvetages de l’italien Gianluigi Donnarumma, le Paris Saint-Germain a mis fin au rêve des gunners ce mercredi soir avec un score de 2-1, alors 1-0 à l’aller (3-1 score cumulé), pour s’offrir la 2è finale de Ligue Des Champions de son histoire. Les joueurs de Luis Enrique défieront l’Inter Milan le 31 mai à Munich.
Un an jour pour jour après la désillusion subie face au Borussia Dortmund dans le même Parc des Princes en demi-finales retour de la Ligue des Champions (0-1), le PSG a gommé ses erreurs et dompté Arsenal dans la soirée de ce mercredi 07 mai 2025 au terme d’un match maîtrisé (2-1). L’équipe de Luis Enrique a donc réussi son coup avec brio et va faire vivre à ses supporters la deuxième finale de la compétition la plus prestigieuse de l’Europe de son histoire, le 31 mai à Munich contre l’Inter Milan, tombeur du Barça 4-3 après prolongation le mardi 06 mai 2025 au terme d’un scénario irréel.
Il fallait entendre ce rugissement des kilomètres à la ronde à 20 heures 27 minutes. Un contrôle orienté devant Gabriel Martinelli à l’entrée de la surface, un rebond puis une demi-volée supersonique du pied gauche légèrement déviée par William Saliba. Le tout premier but de Fabian Ruiz en C1 est arrivé à point nommé et a fait exploser le Parc des Princes (et Luis Enrique) comme rarement.
Fort d’un avantage (1-0) acquis à l’Emirates Stadium il y a une semaine, grâce à son atout numéro 1 Ousmane Dembélé, le club de la capitale française a ajouté une troisième écurie anglaise à son tableau de chasse. Après Liverpool et Aston Villa, le PSG a de nouveau fait le job, écartant les Gunners pour s’octroyer le droit à son tour 32 ans après l’OM de rêver d’accrocher d’une première étoile à Munich.
Avant d’imaginer se frotter aux Nerazzurri à la fin du mois, Marquinhos et ses coéquipiers avaient un match à négocier et dans le sillage de leur capitaine brésilien, ils l’ont mal démarré. Mangés dans les duels, les joueurs parisiens s’en sont remis à leur muraille italienne favorite. Sur sa ligne, Gianluigi Donnarumma a d’emblée écoeuré Gabriel Martinelli à la 4è minutes et Martin Ödegaard 8è minutes.
Pour mettre fin à ce quart d’heure orageux, Khvitcha Kvaratskhelia a pris les choses en main mais a trouvé le poteau (17e) alors que dans la foulée, Désiré Doué a oublié de servir Bradley Barcola, seul sur sa droite (23e). Le but de Fabian Ruiz a libéré les Parisiens (27e) et Barcola aurait pu (dû ?) tuer le suspense si Declan Rice n’était pas revenu comme un forcené dans ses pieds (30e).
Après la pause, Bukayo Saka a de nouveau fait briller Donnarumma, déterminant avec une claquette main opposée alors que le ballon filait en lucarne (63e). Arsenal semblait toujours en mesure de revenir dans le coup et, lorsque l’arbitre de la rencontre M. Zwayer était appelé par le VAR après de longues minutes, le Parc retenait son souffle : un accrochage de Kvaratskhelia sur Saka dans la surface était dans toutes les têtes.
Comme par miracle, le ralenti montrait finalement une main décollée de Jurrien Timber sur un tir d’Achraf Hakimi dans la surface adverse. Vitinha, pourtant adepte de l’exercice, butait finalement sur un David Raya inspiré (69e) mais le doute n’a pas eu le temps de s’installer : un Hakimi de nouveau loin de son couloir droit, profitait de l’apathie adverse et d’une subtile remise d’un Dembélé tout frais, pour ajuster le portier espagnol d’un tir brossé (72e).
Le break fait, le PSG s’est fait immédiatement surprendre par un Saka à l’affût, buteur en deux temps (76e). L’affaire a failli se compliquer quand l’Anglais, seul aux 6 mètres, a catapulté inexplicablement le ballon au-dessus du but (80e). Plus rien ne fut marqué et, cinq ans après son succès face au RB Leipzig dans un Estadio da Luz vide (3-0), le PSG aura de nouveau l’opportunité de décrocher le graal européen. Histoire de définitivement mettre dans le rétro, les immenses regrets d’une finale perdue face au Bayern Munich de Kingsley Coman (1-0).
Lamine Yamal, Ferran Torres, Dani Olmo, Eric Garcia. Alors que les buteurs espagnols s’étaient distingués côté Barça face à l’Inter Milan, un cinquième élément de la Roja est venu s’ajouter à ce contingent désormais historique (jamais une nationalité n’avait placé autant de buteurs dans le dernier carré de la C1 sur une édition). Dans un fauteuil pendant 90 minutes, le numéro 8 a étalé sa classe. Buteur, Fabian Ruiz a livré une prestation majuscule qu’il aurait pu agrémenter d’une passe décisive en fin match si Dembélé était parvenu à tromper Raya (81e).
