La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis la relaxe au bénéfice du doute en faveur de l’influenceur connu sous le pseudonyme de Flapacha.
Le jeune tiktokeur avait été interpellé puis placé en détention après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il affirmait avoir été victime d’un enlèvement. Cette publication avait provoqué une vive émotion et entraîné la mobilisation des forces de sécurité, avant que l’intéressé ne soit poursuivi pour trouble à l’ordre public et diffusion de fausses informations.
À l’audience, le ministère public a soutenu que la mise en scène supposée de cet enlèvement avait inutilement mobilisé les services compétents et suscité l’inquiétude au sein de la population, des faits passibles de sanctions prévues par la loi.
Toutefois, après l’examen du dossier, l’accusation a estimé que les éléments réunis ne permettaient pas d’établir avec certitude la culpabilité du prévenu. En conséquence, le parquet a demandé à la Cour de prononcer sa relaxe au bénéfice du doute, un principe juridique appliqué lorsque la preuve des faits ou de l’intention pénale ne peut être clairement démontrée.
À l’issue des réquisitions du ministère public, la décision de la CRIET est désormais attendue.

