A travers un communiqué, l’Organisation des Nations unies (ONU) a annoncé ce lundi 16 juin 2025, une révision drastique de son plan d’aide humanitaire mondial pour cette année, en raison « des pires coupes financières qui ont jamais frappé le secteur humanitaire ».
Alors que les crises humanitaires se sont multipliées au Soudan, à Gaza, en République Démocratique du Congo, en Birmanie, en Ukraine… le nouveau plan de 29 milliards de dollars, là où l’ONU en espérait initialement 44 milliards pour 2025, doit « hyperprioriser » l’aide pour 114 millions de personnes, selon le communiqué diffusé par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Le plan initial devait permettre d’aider « 180 millions de personnes vulnérables ». Tout le secteur humanitaire mondial a été jeté dans la tourmente par la décision du président américain, Donald Trump, de mettre fin ou de revoir à la baisse l’aide financière à l’étranger des Etats-Unis.
Washington était jusque-là le principal donateur en matière d’aide au développement sous toutes ses formes, et les coupes brutales du financement ont des conséquences dramatiques pour l’aide d’urgence, la vaccination ou encore la distribution de médicaments pour lutter contre le sida. Les fonds américains représentaient parfois une part importante des budgets des agences de l’ONU ou de diverses ONG, et ces pertes sont impossibles à compenser en quelques semaines ou même quelques mois.
Pour faire autant que possible avec beaucoup moins, l’ONU veut mettre l’accent sur deux objectifs-clés : atteindre les personnes et les endroits confrontés aux besoins les plus urgents et s’appuyer sur les plans d’aide déjà établis pour que les ressources limitées soient dirigées là où elles peuvent être les plus utiles, le plus rapidement possible.
L’ONU va s’appuyer sur une échelle qui classe la gravité des besoins humanitaires. Les zones classées niveau 4 ou 5 « indiquant des conditions extrêmes ou catastrophiques » auront la priorité.

