La dernière vague de violences à caractère xénophobe qui a secoué l’Afrique du Sud est totalement décomplexée et les meneurs, opérant à visages découverts, sont célébrés comme des héros dans les rues. La complaisance de la police sud-africaine est manifeste, justifiant la frustration dans les chancelleries africaines.
Il fut un temps pourtant où la dénonciation de l’apartheid mobilisait le continent noir et alimentait la logorrhée du militantisme panafricaniste. Une époque où la machine médiatique de l’Est tournait à plein régime contre Pretoria. Les portraits surfaits des leaders de l’ANC trônaient alors à côté de Marx et de Lénine sur les murs de nos écoles. C’était l’âge d’or de nos illusions.
Tiburce
