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Gouvernance électorale : le Bénin fait valoir son expertise devant les pays francophones à Namur

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La voix du Bénin résonne à Namur, en Belgique, où se tiennent depuis le 9 juin 2026 le séminaire et l’assemblée générale du Réseau des compétences électorales francophones (Recef). Au cœur des échanges : la fiabilité des listes électorales, un enjeu majeur pour la crédibilité des scrutins.

Placée sous le thème « Les listes électorales : de l’inscription au vote », cette rencontre internationale réunit pendant quatre jours responsables électoraux, experts et représentants d’institutions francophones autour des défis liés à l’enregistrement des électeurs, à l’actualisation des fichiers électoraux et à la sécurisation des processus électoraux.

Le Bénin y est représenté par Laurentine Adossou, conseillère et rapporteure du Conseil électoral à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Invitée par le Recef, elle participe aux travaux en qualité de membre de la Coordination des femmes du réseau. À cette occasion, elle présente, ce jeudi 11 juin, une communication consacrée à « La gestion partagée des listes électorales au Bénin », mettant en lumière l’expérience béninoise en matière de gouvernance électorale.

Cette participation illustre la place croissante qu’occupe le Bénin dans les débats et les échanges portant sur l’organisation des élections au sein de l’espace francophone. Comptant parmi les premiers pays membres du Recef, la CENA contribue depuis plusieurs années aux réflexions stratégiques menées par ce réseau qui rassemble aujourd’hui près d’une quarantaine d’organismes de gestion électorale.

Les travaux de Namur se déroulent dans un contexte où de nombreux États cherchent à renforcer la transparence et la fiabilité de leurs listes électorales. Les discussions portent notamment sur les méthodes de recensement des électeurs, l’exploitation des registres d’état civil, les mécanismes de mise à jour continue ainsi que les innovations destinées à améliorer l’inclusivité et la crédibilité des scrutins.

Les participants analysent également les expériences électorales de plusieurs pays ayant organisé ou préparant des élections en 2026, notamment la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Guinée-Bissau, la République centrafricaine, la France, la Guinée et le Bénin.

Au-delà des questions techniques, le Recef profite de cette assemblée générale pour réfléchir à l’intégration accrue de la dimension genre dans ses futures orientations stratégiques. Une démarche qui traduit la volonté du réseau de mieux prendre en compte les évolutions des systèmes électoraux et les exigences contemporaines de la gouvernance démocratique.

À travers la participation de Laurentine Adossou et le partage de son expérience en matière de gestion des listes électorales, le Bénin confirme son engagement à contribuer activement aux réflexions qui façonnent l’avenir de la gouvernance électorale dans l’espace francophone.

Les travaux prendront fin le 12 juin 2026 avec l’ambition de formuler des recommandations concrètes en faveur d’élections toujours plus transparentes, inclusives et crédibles.

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