Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a présenté son tout premier rapport d’activités couvrant la période du 1er octobre 2025 au 21 avril 2026. Conformément au règlement intérieur de l’institution, le document a été adopté à l’unanimité par les députés présents et représentés.
Ce rapport dresse un bilan détaillé des travaux parlementaires de la fin de la 9ᵉ législature et du début de la 10ᵉ. Entre octobre 2025 et février 2026, l’activité institutionnelle a été marquée par la tenue de la deuxième session ordinaire de l’année 2025, au cours de laquelle plusieurs textes majeurs ont été adoptés. Parmi eux figurent la révision de la Constitution du 11 décembre 1990, la loi de finances 2026 fixée à 3 783,984 milliards de FCFA, ainsi que plusieurs réformes sectorielles touchant notamment la culture, la santé, la gouvernance institutionnelle et la lutte contre la corruption.
Durant cette même période, 14 décrets relatifs à des accords de financement ont été ratifiés. Toutefois, le rapport note l’absence de commissions d’enquête parlementaire et de questions adressées au gouvernement, malgré une activité législative soutenue. Des efforts ont également été relevés en matière de diplomatie parlementaire, avec une participation accrue de l’institution aux cadres régionaux et internationaux.
La deuxième partie du rapport revient sur le démarrage de la 10ᵉ législature, ouverte après l’installation des députés le 8 février 2026 sous la direction du bureau d’âge. Deux groupes parlementaires ont été officiellement constitués : l’Union progressiste le renouveau, forte de 60 députés, présidée par Natondé Aké, et le Bloc républicain, comptant 49 élus et dirigé par Assan Seïbou.
Une session extraordinaire a ensuite été tenue le 11 février 2026, suivie de l’ouverture de la première session ordinaire le 15 avril 2026. Cependant, aucune production législative, ni activité de contrôle parlementaire n’a été enregistrée sur cette période, selon le document présenté.
Le rapport met en avant une présence soutenue du Parlement béninois dans les instances interparlementaires et régionales. L’Assemblée nationale a notamment pris part à plusieurs rencontres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union interparlementaire, ainsi qu’à divers forums et ateliers organisés à Cotonou et à l’international, notamment dans le domaine de la santé et des politiques publiques de jeunesse.
Trois principaux défis sont identifiés : le manque de moyens techniques, le ralentissement des activités lié au cycle électoral de janvier 2026, ainsi que la transition institutionnelle entre deux législatures, jugée particulièrement lourde en gestion administrative.
Pour la suite, la présidence de l’Assemblée nationale fixe trois priorités : renforcer l’efficacité institutionnelle, promouvoir le respect des valeurs républicaines au sein de l’administration parlementaire, et moderniser l’image d’un Parlement plus ouvert et plus performant.

